Comment venir en Crète ?
Située au sud de la Grèce continentale, la Crète est facilement accessible depuis l’Europe comme depuis Athènes. Bien choisir son mode d’arrivée permet d’aborder l’île dans les meilleures conditions, dès les premières heures.
Avion ou ferry, plusieurs options s’offrent à vous selon votre point de départ, la saison et votre manière de voyager.
Venir en Crète en avion :
portes d’entrée rapides vers l’île
Accessible rapidement depuis l’Europe comme depuis le continent grec, la Crète est desservie par deux aéroports internationaux, Héraklion et La Canée (Chania) qui constituent les principales portes d’entrée de l’île. En été, un troisième aéroport à Sitia, à l’extrême est peut compléter l’offre, avec des liaisons ponctuelles, notamment en haute saison.
L’avion est le moyen le plus direct pour rejoindre la Crète, en particulier pour les séjours courts ou lorsque l’on souhaite optimiser son temps sur place. En haute saison, de nombreux vols directs relient l’île aux grandes capitales européennes ; hors saison, les liaisons via Athènes assurent une continuité fluide avec plusieurs rotations quotidiennes.
les principales compagnies aériennes desservant la Crète
Compagnies régulières et saisonnières : Aegean Airlines, Olympic Air, Air France, Lufthansa, Swiss International Air Lines, Austrian Airlines, KLM, British Airways, Ryanair, easyJet, Transavia, Vueling, Eurowings, Wizz Air, Jet2.com, TUI fly, Condor, SunExpress, Volotea, Sky Express, Cyprus Airways.
Les liaisons directes varient selon la saison et l’aéroport de départ ; en hiver, la majorité des itinéraires transitent par Athènes.
Arriver en Crète par les airs permet de choisir précisément sa région d’entrée, centre de l’île via Héraklion, ouest via La Canée, est via Sitia en saison et d’aborder immédiatement les paysages, la lumière et le rythme méditerranéen.
Venir en Crète en ferry :
une traversée au rythme de la mer Égée
Accessible depuis la Grèce continentale, la Crète est reliée toute l’année par ferry, principalement depuis le port du Pirée, à Athènes. La traversée maritime constitue une alternative fiable et immersive pour rejoindre l’île, en particulier pour ceux qui voyagent avec un véhicule ou qui souhaitent intégrer la mer au voyage.
Les ferries arrivent principalement à Héraklion et La Canée (Souda), avec des liaisons régulières, de jour comme de nuit. Selon la saison, d’autres ports comme Réthymnon, Agios Nikolaos ou Sitia peuvent compléter l’offre avec des liaisons ponctuelles. Les traversées nocturnes sont particulièrement appréciées, permettant d’arriver en Crète au petit matin après une nuit à bord.
Temps de traversée (ordres de grandeur, selon type de ferry)
– Pirée → Héraklion : 8 h 30 – 9 h 30 (nuit) | 6 h 30 – 7 h 30 (rapide)
– Pirée → La Canée (Souda) : 8 h – 9 h (nuit) | 5 h 30 – 6 h 30 (rapide)
– Pirée → Réthymnon : 10 h – 12 h (liaisons saisonnières)
– Cyclades → Héraklion (Santorin / Mykonos) : 2 h – 5 h (rapide, saisonnier)
Les principales compagnies maritimes desservant la Crète
Compagnies régulières et saisonnières : Blue Star Ferries, Minoan Lines, ANEK Lines, SeaJets, Hellenic Seaways.
La fréquence des liaisons et les ports desservis varient selon la saison ; l’été concentre l’offre la plus large, tandis que l’hiver privilégie les lignes principales depuis Athènes.
Arriver en Crète par la mer permet de rejoindre directement la région choisie, de voyager avec sa voiture ou sa moto, et d’aborder l’île en douceur, dans une continuité naturelle entre la Grèce continentale et le paysage crétois.
Kastelli :
le futur aéroport international d’Héraklion
Face à la saturation de l’aéroport actuel d’Héraklion Nikos-Kazantzakis, la Crète s’est engagée dans la construction d’un nouvel aéroport international à Kastelli, dans l’arrière-pays d’Héraklion. Ce projet structurant a pour objectif de doter l’île d’une infrastructure moderne, capable d’accompagner durablement l’augmentation du trafic aérien et le développement touristique de la Crète.
Le futur aéroport de Kastelli est destiné à remplacer intégralement l’aéroport actuel, dont la localisation en bord de mer et la proximité immédiate de la ville ne permettent plus d’évolution significative. Implanté plus à l’intérieur des terres, le nouveau site offre un cadre adapté aux standards aéroportuaires contemporains, tant en matière de sécurité que de capacité.
Le projet prévoit une piste d’environ 3 200 mètres, apte à accueillir des appareils de grande capacité, ainsi qu’un terminal moderne d’environ 93 000 m². L’aéroport est conçu selon une logique évolutive : sa mise en service vise un fonctionnement initial autour de 10 à 11 millions de passagers par an, avec un potentiel d’extension au-delà de 15 millions, en fonction de l’évolution du trafic.
La construction du nouvel aéroport s’accompagne d’importants aménagements routiers, destinés à relier efficacement Kastelli à Héraklion, à l’axe nord de l’île et aux principales zones touristiques. Ces infrastructures sont essentielles pour garantir une accessibilité fluide dès l’ouverture.
Comme souvent en Crète, le projet a dû composer avec la présence de vestiges archéologiques, notamment sur la colline de Papoura. Des découvertes minoennes ont conduit à des ajustements techniques afin de préserver le patrimoine, sans remettre en cause l’équilibre général du projet.
Selon les informations communiquées par les acteurs officiels du projet et la presse spécialisée grecque, le chantier a franchi un stade avancé, avec une progression supérieure à la moitié des travaux. La mise en service est aujourd’hui envisagée autour de 2027, sous réserve des phases finales de tests, de certification et de finalisation des accès routiers. On peut donc imaginer un atterissage du projet plutôt aux alentours de 2029.
À terme, le nouvel aéroport international de Kastelli doit devenir l’une des principales portes d’entrée aériennes de la Méditerranée orientale, améliorant le confort des voyageurs, la sécurité des opérations et la capacité d’accueil de l’île. Il marque une étape décisive dans la modernisation des infrastructures crétoises et dans la préparation de l’avenir du tourisme en Crète.
Bien choisir son point d’arrivée en Crète
Île longue et contrastée, la Crète ne se traverse pas d’un seul regard. Le point d’arrivée conditionne immédiatement le rythme du séjour, la distance des premiers trajets et la manière d’entrer en contact avec l’île. Arriver à Héraklion, au centre, offre une approche équilibrée : palais minoens, vignobles, plaines de la Messará et accès fluide vers l’est comme vers l’ouest. La Canée (Chania), à l’ouest, s’adresse à ceux qui recherchent dès l’arrivée une Crète plus sauvage, entre gorges, montagnes Blanches et plages spectaculaires. Plus confidentielle, Sitia, à l’extrême est, permet d’aborder une Crète plus discrète, tournée vers le Lassithi oriental, ses villages et ses paysages préservés, surtout en saison. Choisir son point d’arrivée, c’est déjà dessiner la géographie intime de son voyage.
Avion ou ferry : que choisir ?
Le choix du mode d’accès prolonge cette première décision. L’avion privilégie l’efficacité : rapide, direct, il permet de rejoindre la Crète en quelques heures depuis l’Europe ou en moins d’une heure depuis Athènes, et d’optimiser le temps passé sur place. Le ferry, lui, inscrit le voyage dans une temporalité différente. La traversée depuis la Grèce continentale, souvent nocturne, offre une arrivée progressive, au lever du jour, avec la possibilité de voyager avec son véhicule et de faire du trajet une partie intégrante de l’expérience. Avion ou ferry ne s’opposent pas : ils traduisent deux façons d’aborder l’île, soit par la rapidité et la précision, soit par la continuité et l’immersion. En Crète, le voyage commence toujours avant l’arrivée.